CHU de Montpellier: une gestion des urgences rationalisée
04-02-2009 09h01
Développement
Opérée il y a quelques mois, la restructuration du service des urgences du CHU de Montpellier en trois filières a permis de diminuer de près de 40% la présence de patients en zone d'attente.
Parce que le recours aux urgences est de plus en plus systématique, avec pour conséquence l'engorgement du Service Accueil Urgences, le CHU de Montpellier a défini trois filières selon les pathologies et la gravité des situations : la filière courte pour la petite traumatologie et la médecine de ville, la filière médico-chirurgicale comprenant une salle d'attente et 9 boxes et la filière des soins intensifs pour les pathologies les plus lourdes.
Arrivé aux urgences, le malade se trouve d'office en zone de transit. Un premier examen clinique permet d'évaluer les besoins selon une gradation du risque : potentiel, vital ou fonctionnel. Un temps d'attente maximal toléré pour accéder à une filière de soins est établi selon que l'hospitalisé relève de l'urgence absolue, de la filière médico-chirurgicale, de la filière courte, de la psychiatrie ou de la pédiatrie.
Ainsi, toute l'originalité de ce dispositif réside dans la mise en place de la filière courte, qui permet de traiter le "non-urgent" aux urgences, soit pas moins de 30% des arrivées.
Une salle d'attente et 4 salles d'examen ont ainsi été réservées à cette filière dédiée aux blessés légers et cas bénins. Les patients y sont alors pris en charge par des médecins généralistes et internes, libérant ainsi les médecins urgentistes pour les autres filières.
Une nouvelle organisation qui porte aujourd'hui ses fruits avec une diminution de près de 40% de la présence de patients en zone d'attente.