Parole d'expert
28-03-2008 17h04
Finances
Chaque mois, Infoeco.fr donne la parole à un expert. Ce mois-ci Philippe Salom, de la société Fidéis fait le point sur le FIP comme moyen de réduire ou annuler son ISF.
La loi du 21 août 2007, dite Loi TEPA, a posé le principe d’une réduction directe de l’ISF pour les investissements dans les PME communautaires, c'est-à-dire celles qui réalisent un chiffre d’affaire inférieur à 50 M d'€ et qui ont moins de 250 salariés. Ces PME doivent exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale.
Pour bénéficier de la réduction d’ISF on peut choisir d’investir directement dans les PME ou bien par l’intermédiaire de FIP, Fonds d’Investissement de Proximité.
Le FIP "ISF" offre, en plus des avantages fiscaux des FIP traditionnels, une réduction d’ISF. Ainsi, sous réserve d’une durée de détention des parts de 5 ans, la souscription à un tel FIP offre un triple avantage fiscal. D'abord une réduction d’ISF égale à 50% du montant des versements effectués, dans la limite de 20.000 € de réduction. Ensuite une exonération d’ISF à hauteur du montant investi dans des sociétés éligibles; le souscripteur peut ainsi sortir de l’assiette de calcul de son ISF, la quote-part de sa souscription au FIP investie dans des sociétés éligibles. Enfin, une réduction d’impôt sur le revenu à hauteur de 25% de la fraction du versement n’ayant pas donné lieu à la réduction ISF, dans la limite de 3.000 € de réduction pour un célibataire et de 6.000 € pour un couple.
En outre, le souscripteur bénéficie, en plus de ces trois avantages fiscaux, d'une exonération d’impôt sur les revenus et les plus-values réalisées (hors prélèvements sociaux).